introduction

Alain Wolff fonde son atelier à Lausanne en 2003, après un stage à Londres et diverses collaborations durant ses études à l’EPFL. Depuis cette date, nous nous engageons régulièrement dans des concours d’architectures, ce qui nous a permis d’accéder à plusieurs commandes publiques, aujourd’hui achevées ou en cours d’étude. En parallèle, nous avons réalisé une vingtaine de projets privés, en particulier dans le domaine du logement et de la transformation.

Nous collaborons régulièrement avec d’autres architectes, afin de regrouper les ressources et les compétences nécessaires à certains projets, en particulier le bureau Rapin Saiz, avec qui nous partageons un atelier à Vevey depuis 2005. Notre engagement au sein des associations professionnelles et notre participation régulière à des jury académique ou de concours complètent et nourrissent notre pratique architecturale.

APPROCHE ARCHITECTURALE

« Connaître, c’est insérer quelque chose dans le réel, c’est donc transformer le réel. » Italo Calvino

L’architecture interagit avec le contexte toujours unique dans lequel elle s’inscrit et qu’elle est appelée, par nature, à transformer. Les éléments préexistants du site, avec leurs qualités spécifiques, doivent être pris en compte avec respect et dans un souci de continuation. Il est aussi, souvent, nécessaire de parvenir à identifier et remettre en évidence des éléments altérées ou disparus. Nous opérons donc par coutures ou réparations ponctuelles, afin de redonner avant tout du sens à un lieu.

Aris-Konstantinidis_Casa-Anavissos
Aris Konstantinidis, Casa Anavissos 1961-62

Le « contexte » comprend une dimension physique qui va de l’échelle du territoire, du paysage ou de la ville, jusqu’à celle de l’homme. Le projet doit prendre en compte ces différentes échelles de manière transversale.
Il comprend également une dimension culturelle, qui est celle des matériaux, des savoirs faire, des usages et des traditions qui constituent une identité régionale. Elle s’exprime par des formes particulières, un rapport au paysage, une manière de réagir à la pente, d’occuper le terrain, de prendre en compte les facteurs climatiques ou de mettre en œuvre des matériaux locaux. L’architecture doit s’engager avec cette matière concrète et vivante, avec le lieu et la réalité. Elle adopte en quelque sorte le « dialecte local » afin de communiquer avec son environnement.

Dans un même temps, l’architecture s’inscrit dans un contexte historique et culturel plus large qui est celui de la discipline propre. 4000 ans d’histoire de l’architecture ont produit images, conventions, types et symboles qui ont peu à peu constitué une culture et une mémoire collective, qui a à son tour contaminé nos mémoires individuelles et sensibles (Aldo Rossi). L’architecture doit également parler cette « langue noble » pour pouvoir s’inscrire dans le monde.

Kay Fisker, Brigadegaarden 1926-28
Kay Fisker, Brigadegaarden 1926-28

Simultanément, l’homme, ou le « petit homme » cher à Alvar Aalto, est constamment au cœur de nos réflexions et de nos choix. L’architecture a comme fonction première de lui offrir protection, confort et harmonie, aussi nous accordons une grande importance à l’habitabilité et à la domesticité de nos projets. Nous avons la conviction que seule une certaine épaisseur, une certaine densité, combinée à un traitement très précis des seuils, des ouvertures, de la lumière (et des ombres!) peut offrir à l’homme l’environnement nécessaire à son épanouissement et, in fine, à son ouverture sur le monde.

Alberto-Ponis
Alberto Ponis, maison à Punta Sardegna 1964

Enfin, nous privilégions les matériaux nobles et authentiques, tels que le bois ou la pierre, qui portent les traces de leurs genèses et, de ce fait, ont la capacité de mettre l’homme en contact avec l’univers (Juhani Pallasmaa), ou alors des matériaux qui portent l’emprunte de leur processus de fabrication ou de mise en œuvre, qui racontent leur histoire propre, ainsi que celle de la main qui les a façonnés (brique, béton, enduits…). Ces matériaux sont laissés à l’état le plus brut possible, afin d’en révéler la force et le caractère, tout en leur conférant une capacité à se patiner avec le temps. Parfois lisses et chaud quand ils entrent en contact avec la peau, satinés, ils réfléchissent la lumière ; parfois, le plus souvent, rugueux, denses, mats et profonds, ils absorbent la lumière…

En conclusion, nous estimons que seule une certaine humilité, l’inscription des constructions dans leur contexte, le recours à des savoirs faire et des matériaux locaux, l’utilisation mesurées et adéquate des ressources (terrain, espace, matériaux, technologies…), la recherche de qualité, de durabilité et de domesticité permettront de créer des condition de vie durables pour l’homme.

Dom-Hans-van-der-Laan
Dom Hans van der Laan, Abbaye Vaals 1956
Sigurd-Lewerntz
Sigurd Lewerntz, Eglise St. Peter 1963
ORGANISATION

Notre activité se fonde sur des valeurs alliant créativité, rigueur et compétence. Tout est mis en œuvre pour assurer la qualité du travail et gérer efficacement les projets. Afin de répondre aux demandes spécifiques de nos commanditaires, assurer le respect des délais, des coûts et des exigences légales.
Un chef de projet, architecte EPF ou équivalent, est désigné pour chaque projet, qu’il suit en principe de A à Z. Des ressources complémentaires sont allouées en fonction des besoins et une équipe fixe est constituée pour les projets conséquents. Alain Wolff s’implique directement dans la conception, la supervision, la relation au Maître de l’ouvrage et le contrôle qualité de tous les projets.
Nous estimons que les aspects techniques et économiques font intégralement partie de la conception architecturale, c’est pourquoi nous travaillons dès les premières phases du projet en étroite collaboration avec les spécialistes nécessaires (physiciens, ingénieurs civils, ingénieurs CVSE … ). Alain Wolff architectes dirige le team de mandataires ainsi constitué. Nous assurons la gestion économique et la direction de travaux pour les projets privés et collaborons régulièrement avec des bureaux spécialisés pour les projets publics.

Le Maître d’ouvrage ou son représentant est intégré de manière active à toutes les phases du projet. Il participe à la définition des besoins et fixe les objectifs à atteindre. Tout au long du processus, les propositions sont documentées au moyen de plans, de maquettes ou de simulations informatiques. Le contrôle des coûts est actualisé en permanence et les diverses options chiffrées, de manière à garantir la maîtrise financière de l’opération. Le Maître de l’ouvrage est ainsi assuré d’une vision globale permettant des prises de décisions objectives et rapides.